Le cinéma français n’est pas non plus mis de côté puisqu’on a été gratifié de Paris de Klapisch et de Un Conte de Noël de Desplechin, tous deux mettant en scène un casting impressionnant. Bezançon confirme également, après Ma Vie en l’air, avec Le Premier jour du reste de ta vie et s’affirme de plus en plus comme un Klapisch nouveau. Côté cinéma d’action, la bête noire du cinéma français, Largo Winch fait bel effet sans pour autant briller alors que la performance de Cassel dans le dyptique Mesrine est incontestablement l’une des meilleures de l’année. Quelques OVNIs sont à noter : Stella, Les grandes personnes, Home, Entre les murs ou encore La Vie moderne véritable introspection des gens de la terre, film ou documentaire dont ils sont les modestes héros.

Alors évidemment, outre-atlantique, on ne pourrait pas ne pas parler du blockbuster de 2008. LE blockbuster de 2008, The Dark Knight, et la performance inégalable de feu Heath Ledger dans le rôle du Joker qui devrait être reconnu à n’en pas douter par l’Academy Awards dans quelques semaines. 2008 est aussi une année bien remplie pour les frères Coen avec No Country For Old Men et leur meurtrier-psychopathe ou encore Burn After Reading où ils instaurent, comme à leur habitude, une rupture dans les règles classiques du cinéma du genre alors que There Will Be Blood sera pour beaucoup le film de l’année. Dans un autre genre, Juno, divinement incarnée par Ellen Page, évite les effrois du teen-movie pour une comédie légère et attendrissante. Côté Union Jack, In Bruges fait mouche et ses personnages complètement délurés, perdus en Belgique séduisent plus qu’on ne pourrait le croire.

On me manquera pas de se souvenir de ces films qui déçoivent avec en tête le dernier Bond, Quantum of Solace, décidément un beau gâchis après l’immense Casino Royale qui avait réussi à insuffler un nouveau style à l’agent secret anglais. The Happening de Shyamalan dont beaucoup s’interroge encore sur le génie ou le délire que le réalisateur aurait voulu faire transparaître fait lui aussi partie des rendez-vous manqués de 2008. Enfin, le cultissime Indiana Jones and the Crystal Skull n’est rien d’autre qu’un dense ramassis de grand n’importe quoi mettant à terre le célébrissime archéologue.

Pas de gros coups de cœur pour 2008 donc mais beaucoup d’idées et de concepts très plaisants qui, je l’espère, ne manqueront pas d’être remis au goût du jour dans les années à venir. 2009, quant à elle, devrait nous livrer de beaux projets cinématographiques dès le début d’année.